Classique

Dès l'âge de 7 ans

La danse classique est à la base de notre formation au sein de notre académie. Dans cette classe, la priorité est donnée aux bases de la technique, à la tenue du corps tout en conservant le plaisir de danser. Pour assurer une certaine qualité de travail, il est indispensable que l’élève suive ses cours régulièrement. Aux passionnés, il est recommandé de prendre plusieurs cours dans la semaine.

La danse classique est sans aucun doute la “Mère” des autres danses, la base de toutes les autres techniques avec laquelle on peut aborder ensuite, toutes les disciplines.

Elle permet d’intégrer différentes notions primordiales :

  • Une rigueur qui lui est propre, et porte sur la discipline physique et la volonté de se surpasser
  • Une posture particulière qui implique de se tenir droit indépendamment des niveaux et qui prédispose à la silhouette typique des danseurs. Cette prise de conscience dans la manière de tenir son corps est un atout incontestable dans l’élégance qui deviendra ainsi naturelle dans la vie de tous les jours.
  • Un sens artistique motivé par la créativité de chacun et par le désir d’obtenir des gestes précis, dans la beauté du mouvement.

Cet art est souvent synoyme de grâce, de fluidité, de légèreté mais aussi de tenue. Pour atteindre cette aisance, on apprend la maîtrise de son corps pour se placer (l’en dehors, l’alignement, etc.) mais aussi les bases techniques les plus simples (le plié, le dégagé, etc.) comme les plus complexes (la pirouette, le grand jeté, etc.) ainsi qu’un vocabulaire approprié.

L’histoire de la danse classique

Forme héritière de la belle danse française pratiquée en Europe occidentale depuis le XVIIème siècle et dont les principes fondateurs techniques et esthétiques sont l’en-dehors et l’aplomb, l’esprit de rigueur et de netteté, le souci d’élégance et de clarté.
Art vivant, la danse classique ne cesse de s’enrichir, assimilant au fil des siècles de nouveaux apports (notamment, au XIXème siècle, la technique des pointes) et évoluant vers de nouveaux concepts : ainsi les notions de néo-classique et de classique du XXème siècle en font désormais partie intégrante. Composante essentielle du spectacle de Ballet, elle est diffusée à travers toute l’Europe durant les XVIIIème et XIXème siècles, puis gagne les autres continents dans la seconde moitié du XXème siècle. Ayant, pendant près de quatre siècles, subi des mutations, elle garde des éléments qui la rattachent à ses origines. Parmi ces traces durables, le vocabulaire qui a servi décrire et à nommer le mouvement, par son usage ininterrompu depuis le XVIIème siècle, étendu aujourd’hui de l’Amérique au Japon, consiste la preuve incontestable qu’elle demeure une esthétique de référence au-delà des modes et des frontières.

Avec la création de l’Académie Royale de danse en 1661, un formidable élan est donné. L’élaboration d’un vocabulaire gestuel, qui constitue la première étape d’un long cheminement, s’achève à l’aube du XVIIIème siècle avec la publication du traité de R.A. Feuillet. Articulé autour de 13 familles de pas totalisant quelques 500 variantes codifiées. Ce vocabulaire est mis au service tant de la danse haute que terre à terre, applications ponctuelles de la belle danse qui règne alors au bal et sur la scène (Ballet de cour). Durant tout le XVIIIème siècle, tant les genres lyriques (opéra-Ballet, tragédie en musique, tragi-comédie Ballet) que le Ballet pantomime exploitent le vocabulaire de la belle danse tout en l’enrichissant. Pratiquée par les danseurs professionnels, hommes et femmes, elle bénéficie des apports multiples des maîtres à danser appartenant à des cultures différentes qui contribuent au développement d’écoles nationales. Leur enseignement ainsi que celui de leurs prédécesseurs, consigné dans des traités, dévoile un pan de l’histoire de leur art dont les danseurs sont la mémoire vivante. Aussi au cours des XVIIIème et XIXème siècles, la danse évolue-t-elle considérablement tant dans sa technique que dans sa conception. Les héros délaissent les cimes du mont Olympe pour les forêts brumeuses du Nord (Ballet romantique) ou bien le monde enchanteur des contes de fées.

Plus que l’invention des pointes, c’est leur utilisation à des fins poétiques qui marque le nouveau style. Associées à la magie du jupon de tulle, et plus tard au tutu, elles confèrent à la danse classique son aspect quasi définitif. Mais les chorégraphes des Ballets russes de Diaghilev et ceux du style néoclassique rompent avec cette image stéréotypée. En multipliant les positions et les enchainements, en jouant avec l’aplomb dans une dialectique constante entre verticalité et horizontalité, en alternant mouvement arrondis et angulaires, ils créent un langage gestuel qui perpétue le classique tout en l’élargissant. M. Béjart va même plus loin en y incorporant et en assimilant apports et emprunts d’où qu’ils viennent. Si les pointes restent presque toujours de règle, le tutu, remplacé par le maillot académique, n’est plus le vêtement emblématique de la danseuse. Dans la brèche ainsi ouverte s’engouffrent des chorégraphes contemporains de filiation classique (J. Kylian, W. Forsythe) qui proposent une autre utilisation de leurs modèles de référence. Ainsi chaque époque, chaque chorégraphe, chaque interprète même, apporte sa contribution, modelant la danse classique par ajouts successifs dont aucun n’annule l’autre.
Définition du Dictionnaire de la danse – Larousse sous la direction Philippe Le Moal

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